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Communication dans un congrès

Débris en Seine : les plastiques prennent perpette. Conférence invitée pour le second atelier "Plastiques sur le continuum Rhône-Méditerranée"

Résumé : Les rivières sont censées être les principales voies d'acheminement des plastiques des terres vers l'océan (Lebreton et al., 2017 ; Schmidt et al., 2017). Cependant, on manque encore énormément de connaissances sur la manière dont les déchets fluviaux, y compris les macroplastiques, sont transférés dans l'océan. Les mesures quantitatives des émissions de macroplastiques dans les rivières suggèrent même qu'une petite fraction (0,001 à 3 %) des déchets plastiques mal gérés (DPP) produits dans un bassin fluvial finissent par atteindre la mer (Emmerik et al., 2019 ; Schöneich-Argent et al., 2020 ; Tramoy et al. soumis). Au lieu de cela, les macroplastiques peuvent rester dans le bassin hydrographique et sur les côtes en raison de la dynamique complexe du transport qui retarde le transfert des DPP des terres vers l'océan (Olivelli et al., 2020 ; Weideman et al., 2020). Afin de mieux comprendre ces dynamiques, nous avons relâché dans la Seine des bouteilles en plastique de 1L équipées de GPS-trackers. Entre mars 2018 et avril 2019, 39 trajectoires ont été enregistrées dans l'estuaire sous l'influence des marées et 11 trajectoires en amont, couvrant un large éventail de conditions hydrométéorologiques. Les résultats montrent une succession d'épisodes d'échouage/remobilisation en combinaison avec une alternance de transport en amont et en aval dans l'estuaire lié aux marées. Au final, 100 % des bouteilles suivies se sont échouées quelque part, pendant des heures ou des semaines, d'une à plusieurs fois sur différents sites. En outre, les articles datés trouvés dans les sites historiques pollués de l'estuaire confirment que le plastique peut rester stocké sur les rives pendant des décennies. Le tableau général montre que différents phénomènes physiques interagissent avec différentes échelles de temps allant des heures/jours (marées hautes/basses) aux semaines/mois (marées de vive-eau et marées les plus hautes) et aux années (débit saisonnier des rivières). Ainsi, le sort des MPW est très imprévisible avec un transfert chaotique de débris plastiques dans l'océan, et leur temps de séjour est beaucoup plus long que le temps de transit de l'eau.
Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal-enpc.archives-ouvertes.fr/hal-02982636
Contributeur : Johnny Gasperi <>
Soumis le : mercredi 28 octobre 2020 - 16:54:40
Dernière modification le : samedi 26 juin 2021 - 16:00:03

Identifiants

  • HAL Id : hal-02982636, version 1

Collections

Citation

Romain Tramoy, Johnny Gasperi, Bruno Tassin. Débris en Seine : les plastiques prennent perpette. Conférence invitée pour le second atelier "Plastiques sur le continuum Rhône-Méditerranée". Atelier n°2 "Plastiques sur le continuum Rhône-Méditerranée", Nov 2020, LYON, France. ⟨hal-02982636⟩

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