La recomposition des relations entre l’État et les associations : désengagements et réengagements

Résumé : Des projets comme la Big Society de David Cameron reposent la question d'un remplacement de l'Etat par les associations qui rejoint des questions classiques sur les associations "opérateurs fonctionnels" ou sur la capacité d'institution de l'action publique des associations. Cependant l'analyse des récents développements dans le cas français montre qu'il faut moins parler de remplacement que de désengagements et réengagements des pouvoirs publics vis à vis des associations. Les financements ne sont pas réduits mais prennent des formes différentes (marchés publics et dépense fiscale plutôt que subventions). Les formes de contrôle restent présentent même si elle sont plus plus à distance. Les formes de partage entre associations et privé lucratif se brouillent. Et enfin les associations apparaissent comme des vecteurs de la diversification des emplois (contrats aidés) et de l'appel au bénévolat. En retour cette recomposition des relations entre l'Etat et l'administration permet d'enrichir la compréhension de la recomposition de l'Etat, en particulier autour des formes de financements (social impact bonds) ou des formes d'emploi.
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Contributeur : Gilles Jeannot <>
Soumis le : mercredi 10 janvier 2018 - 13:37:36
Dernière modification le : vendredi 15 juin 2018 - 14:43:35

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Citation

Simon Cottin-Marx, Matthieu Hély, Gilles Jeannot, Maud Simonet. La recomposition des relations entre l’État et les associations : désengagements et réengagements. Revue française d'administration publique, ENA, 2017, 163 (3), pp.463-476. 〈URL : https://www.cairn.info/revue-francaise-d-administration-publique-2017-3-page-463.htm 〉. 〈10.3917/rfap.163.0463〉. 〈hal-01680137〉

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