RATP, un corporatisme à l'épreuve des voyageurs

Résumé : Le 31 mars 1992, une grève des conducteurs du RER A et de la ligne 1 du métro, le jour de l'inauguration des prolongements de la ligne A à Chessy et de la ligne 1 à la La Défense, enclenche un processus qui aboutit à la démission de C. Blanc, en novembre de la même année, à l'issue d'un autre conflit avec les conducteurs. L'analyse de ce conflit permet d'en éclairer les causes profondes, largement occultées par ses dimensions politiques et symboliques. Le paradoxe de ce conflit est qu'il aboutit, une fois C. Blanc parti, à poser les bases d'un compromis social sur le déroulement de carrière, accord qui permettra, plus tard un autre accord avec les syndicats de conducteurs sur l'automatisation intégrale de la conduite, i.e. la suppression des conducteurs dans les rames. Cette analyse montre l'intérêt qu'il y a de comprendre le sens de conflit réputé "absurde" et que l'on interprète avec une grille de lecture très idéologique, très binaire où l'on oppose modernité et archaïsme, intérêt général et corporatisme. Ce sens est à chercher dans la compréhension des rapports de travail et des rapports au travail.
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Article dans une revue
Travail, 1994, 31, pp.63-100
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Contributeur : Robin Foot <>
Soumis le : lundi 5 septembre 2016 - 17:06:46
Dernière modification le : jeudi 11 janvier 2018 - 06:19:09
Document(s) archivé(s) le : mardi 6 décembre 2016 - 12:28:01

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Robin Foot. RATP, un corporatisme à l'épreuve des voyageurs. Travail, 1994, 31, pp.63-100. 〈hal-01359418〉

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