Premières investigations sur la contamination en microplastiques dans une zone urbaine : cas de l'agglomération parisienne

Résumé : L'impact des plastiques sur les écosystèmes marins a été constaté dès les années 1970. Même si cet impact est incomplètement cerné (d'un point de vue écotoxicologique essentiellement), il en ressort qu'il est significatif. Plus particulièrement, l'impact des microplastiques de taille inférieure à 5 mm, est aujourd'hui étudié. Ce n'est que récemment que des travaux ont émis l'hypothèse qu'une grande partie des microplastiques en milieu marin est importée du continent par les fleuves. Les principales sources de microplastiques se trouveraient alors dans des bassins versants urbanisés. Il n'existe de nos jours aucune étude à l'échelle des bassins versants urbains sur le devenir des microplastiques afin de venir étayer ces hypothèses. Cette étude est une des premières à mesurer l'importance des apports par les réseaux urbains aux milieux récepteurs, à estimer l'efficacité des traitements sur ces types de particules et à évaluer l'apport des retombées atmosphériques. Pour ce faire, des prélèvements sont effectués au niveau des eaux usées, des rejets de stations, des retombées atmosphériques et des eaux de surface. Les matrices sont analysées par filtration directe. Les filtres sont observés sous stéréo-microscope et les microplastiques comptabilisés. Ce premier travail mets en évidence que les microplastiques pour les eaux résiduaires urbaines, les retombées atmosphériques et les eaux de surface sont essentiellement sous forme fibreuse. Les niveaux de concentrations à l'entrée de la station d'épuration de Seine-centre sont compris entre 300 et 640 particules/L. Des niveaux plus faibles sont observés dans les rejets avec des valeurs entre 26 et 42 particules/L. Les niveaux de retombées atmosphériques semblent être particulièrement élevés, avec des valeurs allant de 28 à 280 particules/m2/j. Étonnamment, la même répartition de taille est observée entre les retombées atmosphériques et les eaux de surface. L'homogénéité des concentrations le long de la Seine (entre 0,01 et 0,04 particules/L) pourrait aussi conforter l'idée qu'une source diffuse a un impact plus élevé que les sources ponctuelles en termes de pollution en microplastiques. Ces premiers résultats doivent être confirmés.
Type de document :
Communication dans un congrès
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https://hal-enpc.archives-ouvertes.fr/hal-01063498
Contributeur : Rachid Dris <>
Soumis le : vendredi 12 septembre 2014 - 11:33:59
Dernière modification le : vendredi 1 février 2019 - 13:02:07

Identifiants

  • HAL Id : hal-01063498, version 1

Citation

Rachid Dris, Johnny Gasperi, Vincent Rocher, Mohammed Saad, Bruno Tassin. Premières investigations sur la contamination en microplastiques dans une zone urbaine : cas de l'agglomération parisienne. 6émes journées doctorales en hydrologie urbaine, Jul 2014, Champs sur Marne, France. ⟨hal-01063498⟩

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