Les mains dans les bases de données : Connaître et faire reconnaître le travail invisible

Résumé : Cet article s'intéresse à la manière dont les organisations distribuées se confrontent aux effets d'invisibilité du travail, générés et maintenus au quotidien par l'usage des infrastructures informationnelles contemporaines, et en particulier des bases de données. À partir d'une ethnographie des activités de production d'informations au sein d'une organisation dédiée aux maladies rares, une approche écologique des pratiques de travail est mobilisée pour rendre compte des situations concrètes qui construisent l'invisibilité pour soi et pour autrui au sein de l'organisation et la rendent problématique. Les enjeux organisationnels et institutionnels, de légitimité et de reconnaissance qui se trouvent par là posés aux acteurs sont ensuite abordés, ainsi que les solutions qu'ils inventent pour y faire face. L'importance du travail d'articulation et son caractère hautement instrumenté, ainsi que les incessantes formes de (re)médiation sociotechnique qu'exige l'accès à la reconnaissance institutionnelle sont enfin mis en évidence.
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Contributeur : Ashveen Peerbaye <>
Soumis le : lundi 26 novembre 2012 - 13:25:30
Dernière modification le : lundi 2 septembre 2019 - 17:26:04

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Citation

Eric Dagiral, Ashveen Peerbaye. Les mains dans les bases de données : Connaître et faire reconnaître le travail invisible. Revue d'Anthropologie des Connaissances, Société d'Anthropologie des Connaissances, 2012, 1 (6), pp.229-254. ⟨10.3917/rac.015.0229⟩. ⟨hal-00757129⟩

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